Yoff, c'est un village où la mer nourrit… quand elle veut bien. Situé à 12 km au nord-ouest de Dakar, ce village de pêcheurs lébou existe depuis 1432. Six siècles d'histoire, de pirogues et de filets.
Quand on arrive à Yoff, on voit d'abord les couleurs. Les pirogues alignées sur la plage, peintes de bleu, de jaune, de rouge. Chacune porte un nom, souvent religieux, parfois celui d'un proche. Ces bateaux en bois sont le gagne-pain de milliers de familles.
Yoff n'est pas un village isolé au milieu de nulle part. C'est une commune historique de l'agglomération de Dakar, l'un des ports de pêche artisanale les plus actifs du Sénégal. La production atteint environ 40 000 tonnes de poisson par an. Entre 2 000 et 3 500 pêcheurs y travaillent selon les saisons.
Chaque matin, les hommes partent en mer. Chaque soir, ils reviennent. Sur la plage, les femmes attendent pour acheter le poisson et le revendre au marché. Toute l'économie du village tourne autour de ce rituel quotidien.
On nous pose souvent cette question. La réponse est simple : on ne choisit pas un village sur une carte. On y va parce qu'on connaît les gens.
Jérôme Cruchet, fondateur de Gardez la Pêche, a découvert Yoff en 1990. Pendant 30 ans dans la Marine Nationale, il a participé à six opérations humanitaires "Corymbe" au départ de Dakar. Ces missions l'ont amené à croiser des visages, à tisser des liens, à comprendre les besoins réels de cette communauté.
Aujourd'hui, quand il arrive à Yoff, les gens le reconnaissent. Ils lui font confiance. Et cette confiance, c'est la base de tout.
"Ces gens n'ont que leurs petites embarcations pour ramener quelque chose à manger au village. Aidons-les pour améliorer leur quotidien."
Ils partent avant l'aube sur leurs pirogues. Sous un soleil qui tape, entourés de sel et de reflets aveuglants. Le travail est dur. Le corps s'use vite. Les yeux surtout : beaucoup de pêcheurs ont des problèmes de vue après des années en mer.
À Yoff, les femmes jouent un rôle central. Ce sont les "mareyeuses". Elles achètent le poisson, le transforment et le revendent. Leur travail est aussi difficile que celui des hommes, mais souvent moins visible.
Ils grandissent entre la plage et l'école. Les fournitures scolaires coûtent cher. Un cahier, des stylos, un cartable... Ce qui nous semble banal représente un réel obstacle pour certaines familles.
Yoff n'est pas un village miséreux qu'il faut "sauver". C'est une communauté digne, active, qui se bat pour préserver son mode de vie. Mais elle fait face à des difficultés réelles :
Les bateaux industriels pêchent au large et vident les eaux. Les pêcheurs artisanaux doivent aller plus loin, prendre plus de risques, pour des prises de plus en plus maigres.
Les équipements coûtent cher. Une paire de lunettes de soleil pour se protéger les yeux ? Un luxe. Un téléphone pour prévenir la famille en cas de problème ? Pas toujours possible.
Les opticiens sont rares et chers. Un pêcheur dont la vue baisse n'a souvent pas les moyens de s'offrir des lunettes adaptées. Il continue à travailler, tant bien que mal.
Notre action est simple et ciblée. On collecte en France et on distribue en main propre.
Lunettes de vue et de soleil. Pour réparer les filets, préparer les hameçons, naviguer en sécurité. C'est la différence entre continuer à travailler ou devoir s'arrêter.
Un téléphone, c'est un lien avec la famille et un outil de sécurité : pouvoir appeler en cas de problème en mer, prévenir d'un retard, rassurer les proches.
Cahiers, stylos, cartables... Pour que les enfants de Yoff puissent aller à l'école avec ce qu'il faut. L'éducation est leur meilleure chance pour l'avenir.
Chaque mission est filmée. Chaque distribution est documentée. Pas pour se mettre en avant, mais pour vous montrer exactement où vont vos dons.
Sur nos réseaux sociaux, vous pouvez voir : les valises qui se remplissent, l'arrivée à Yoff, les distributions sur la plage et les sourires de ceux qui reçoivent leur matériel.
C'est notre engagement : une transparence totale.
Voir nos vidéos sur Facebook| Indicateur | Donnée |
|---|---|
| Fondation | 1432 |
| Localisation | 12 km au nord-ouest de Dakar |
| Population | Environ 60 000 habitants |
| Pêcheurs actifs | 2 000 à 3 500 selon les saisons |
| Production annuelle | ~40 000 tonnes de poisson |
| Ethnie majoritaire | Lébou |
Lunettes (vue/soleil), vieux téléphones fonctionnels, fournitures scolaires neuves.
Dépôt : Centre Administratif de Romorantin-Lanthenay (41200).
Vos euros financent le transport. L'association est 100% bénévole.
15€ = 1 kg de matériel livré à Yoff.
Vous voulez vivre l'expérience sur le terrain ? Rejoignez l'équipe entre octobre et avril.
Contact : 06 96 36 92 90
Ce qui fait la différence avec Gardez la Pêche, c'est qu'on ne traite pas Yoff comme un projet humanitaire parmi d'autres. Ce sont des gens qu'on connaît, qu'on revoit à chaque mission, dont on suit les histoires.
Quand on donne une paire de lunettes à un pêcheur, on sait comment il s'appelle. On sait combien d'enfants il a. On le reverra l'année prochaine pour voir comment il va.
C'est ça, l'aide directe. Pas de distance. Pas d'anonymat. Juste des humains qui aident d'autres humains.